Débuter la pêche à la mouche

Ayant moi-même débuté la pêche à la mouche il y a 4 ans, je me rappelle avoir pris énormément de renseignements avant de me lancer ainsi qu’avoir beaucoup tergiversé pour le choix de mon matériel.
Voici quelques conseils, qui je l’espère, vous aideront dans vos choix.

Principe de cette pêche

peche moucheLe principe de la pêche à la mouche est de propulser une imitation d’insecte (le plus souvent faite de plumes et de poils montés sur un hameçon) sur l’eau pour leurrer le poisson.
Contrairement à la pêche au leurre, ce n’est pas le poids de celui-ci qui permet la propulsion de la ligne. Ici, la mouche a un poids insignifiant. S’appuyer uniquement sur ce poids ne permettrait guère que d’atteindre des distances ridicules. C’est en fait le poids de la soie qui permettra le lancer.
Vous pouvez d’ailleurs assez simplement reproduire ce concept en tentant de lancer une plume à la main.

Un peu de vocabulaire

La pêche à la mouche a son propre jargon.
Le liste est loin d’être exhaustive mais voici la définition des termes les plus courants :

  • PALM : Abréviation se référant à la Pêche à la mouche
  • NAV: Abréviation désignant une technique de pêche à la mouche nommée Nymphe à vue
  • NAF: Abréviation désignant une technique de pêche à la mouche nommée Nymphe au fil
  • Pêche en sèche : Expression désignant la technique de pêche à la mouche en surface ou sous la pellicule de l’eau
  • Pêche en nymphe : Expression désignant la technique de pêche à la mouche sous la surface de l’eau
  • Pêche en noyée : Expression désignant la technique de pêche à la mouche exploitant la quasi-totalité de la couche d’eau avec un train d’imitations de mouches « mortes »
  • Refus : Se dit d’un poisson qui a remarqué votre mouche, est parfois monté dessus mais sans la prendre
  • Dragage : Se dit d’un mouche sèche lorsqu’elle rencontre une résistance et forme un sillon sur son passage. Il se produit souvent en fin de coulée lorsque le fil se tend et est à proscrire absolument car presque toujours source de refus.
  • Faux lancer : Mouvement non destiné à poser la mouche mais à sortir de la soie pour augmenter la distance de lancer

Commençons par tordre le cou à quelques idées préconçues

    • La pêche à la mouche est une pêche réservée à l’élite.
      Je pense qu’une partie des pêcheurs pratiquant cette technique cultive cette image mais dans les faits, cette pêche n’a rien de très compliqué et pourvu qu’on ait un peu de temps devant soit, les techniques de base du lancer s’acquièrent assez vite.
    • Cette pêche revient cher.
      Comme dans toutes les techniques il faut un minimum de matériel mais entant que débutant et à moins que vous rouliez sur l’or, je vous déconseille vivement d’investir dans du matériel trop couteux et qui au final ne vous conviendra peut-être pas.
      Néanmoins, pour un pêcheur qui ne possèderait aucun matériel, il faut quand même compter un budget d’environ 200-250 € => ça fait quand même un joli pactole mais en y regardant de plus près, ça reste équivalent à ce qu’on aurait pour d’autres pêches.Exemple d’emplettes pour un débutant :
      [Facultatif] 60 € pour des waders néoprène premier prix (attention dans certaines rivières, les waders sont interdits au profit des cuissardes)
      100 € (plus ou moins 30 €) pour une canne d’entrée de gamme correctement finie
      20 € pour un moulinet : Pour la pêche à la mouche, il ne s’agit globalement que d’une réserve de fil
      70 € pour une bonne soie (il ne faut pas faire de concession sur ce point)
      50 € pour le backing, quelques bobines de Kamoufil pour le bas de ligne et quelques mouches

 

Le choix du matériel

canne TFO proLe choix du matériel relève normalement de critères assez précis. Toutefois, avant de pouvoir répondre à toutes ces questions, il faut avoir pratiqué un peu pour identifier son style de lancer.
Pour débuter et vous faire une idée de quel est votre propre style, je vous inviterais plutôt à vous orienter vers une canne assez « passe-partout ». Dans cet esprit, une 8’6 ou une 9′ de type semi rapide serait un choix raisonnable.
On adjoindra à cette canne un moulinet large arbor (pour éviter le bouclage du fil et de la soie) qui équilibrera correctement l’ensemble en terme de poids.
Vis à vis de la soie, ne lésinez pas sur la qualité. Pour rester sur quelque-chose de polyvalent, je conseillerais une soie de 5 flottante qui permettra d’expédier un large panel de mouches et de nymphes ainsi que de petits streamers. Un profil WF, bien que moins discret qu’un DT ou TT, permettra au débutant de charger facilement la canne à courte distance.
NB : On choisira bien entendu une canne adaptée au poids de la soie.

L’apprentissage du lancer

A la mouche, il existent différentes techniques de lancer adaptées à différentes situations (lancer droit, lancer roulé, double traction, lancer arbalète, etc.).
Entant que débutant, concentrez-vous dans un premier temps sur la pêche en sèche et sur le lancer droit. A force d’entrainement, vous parviendrez à propulser votre mouche à l’endroit souhaité et avec une extrême délicatesse.
Il vous restera alors à maitriser la dérive pour éviter le dragage et ainsi commencer à vous faire plaisir.

ombre de la BRAEn débutant, j’ai perdu un très grand nombre de mouche derrière moi. Pour vous entrainer, trouvez donc un endroit dégagé offrant de l’espace sans végétation devant et derrière.
La technique du lancer à proprement parler est assez simple mais la maitriser parfaitement demande un peu d’entrainement. Saisissez votre canne fermement, sortez un mètre de soie du scion et commencez à fouetter par un geste énergique et bien rythmé. La force n’a que très peu d’importance pour la pêche à la mouche, il convient en revanche de faire corps avec sa canne pour bien sentir l’énergie qu’on lui transmet et ainsi percevoir la tirée de la soie devant et derrière.
La principale erreur du débutant est souvent de trop abaisser sa canne (à l’avant ou à l’arrière). Veillez toujours à faire agir votre canne entre 11 h (angle devant vous) et 1 h (angle derrière vous), vous obtiendrez alors de belles boucles qui provoqueront un parfait étalage de votre ligne lors du posé.

Débuter seul

J’ai moi même débuté seul cette pêche et en suis plutôt fier. Cependant, avec du recul, je dois bien admettre que ma progression aurait été plus rapide en club. J’ai eu la chance de rencontrer à plusieurs reprises des pêcheurs sympas au bord de l’eau qui m’ont conseillé, ont mis en exergues mes défauts et m’ont ainsi permis de les corriger.
Quoiqu’il en soit, sachez que débuter seul est tout à fait possible. Pour ma part, je m’étais beaucoup appuyé sur le DVD « Pêche à la mouche de A à Z » qui explique bien les bases.

Choix de la mouche

Lorsque j’ai débuté, j’ai passé des heures sur internet à essayer de trouver la mouche miracle qui prend plein de poissons. Cette mouche existe mais il faut bien comprendre qu’elle dépend des rivières, de la saison, du niveau d’eau et de sa température, etc.
Je vous propose plutôt d’utiliser cette technique empirique qui a fonctionné pour moi : En arrivant au bord de l’eau, prenez le temps d’observer. Regardez attentivement s’il y a des gobages ou si des poissons sont actifs sous l’eau. Identifiez les insectes qui sortent de l’eau, qui sont sur les feuillages qui surplombent l’eau ou qui volent ça et là. Notez surtout leur taille et dans un moindre mesure leur couleur. Fouillez dans votre boite et utilisez la mouche qui s’en rapprochera le plus.
Enfin, si rien n’y fait, utilisez en priorité la mouche en laquelle vous avez le plus confiance (même si la couleur n’a rien à voir avec ce qui est présent sur la rivière). Soignez l’approche, le poser et la dérive. Ma théorie, qui s’est souvent vérifiée, est que la confiance nous rend meilleur pêcheur et que finalement le choix de la mouche a une importance moindre par rapport à la technique de pêche.

Monter soit même ses mouches

montage moucheLe montage des mouche est une activité passionnante. Elle permet de rajouter une bonne dose de créativité dans la vie du pêcheur. C’est également un excellent passe temps pour les longues soirées d’hiver.
Pour ma part, je ne pêche plus qu’avec mes propres mouches depuis plus de 3 ans. On n’est pas peu fier d’avoir reproduit l’insecte vu la veille au bord de l’eau et d’avoir trompé l’œil expert de la truite avec sa propre création !!
En revanche, notez bien qu’avant de devenir économique, le montage représente assez vite un coût non négligeable : Tout d’abord, il faut du matériel (un étau, un poste bobine, un dubbing twister) mais aussi et surtout une grande variété de plumes, de poils, de fils et de matière en tout genre.

Le ferrage

Lorsqu’on pêche en sèche, le ferrage ne doit pas être trop violent. Une prise de contact suffit. En revanche, une fois celui-ci réalisé, veillez à ne jamais détendre votre ligne ou vous aurez droit à de nombreux décrochages.
En sèche, le ferrage doit intervenir lorsque le poisson a pris la mouche (ni avant ni après). Ça parait évident mais si vous saviez le nombre de jeunes pêcheurs qui ferrent simplement parce qu’ils ont vu le poisson monter…
En NAV, le ferrage est plus délicat. Généralement, le pêcheur ne voit pas sa mouche mais scrute avec attention l’attitude du poisson. Un écart du poisson semblant coïncider avec le passage de votre nymphe ? Il faut ferrer sans attendre !

Les partenaires de jeu

gros chevennes de la BRAMême si la truite et l’ombre ont la côte auprès des pêcheurs, retenez qu’énormément de poissons sont susceptibles d’être pêchés à la mouche. Ne négligez par exemple pas le chevennes qui offre souvent de très beaux coups de ligne.
Quant au poisson, pensez à l’avenir et respectez le. Ré oxygénez le bien avant de le relâcher (surtout lors de la saison chaude) et ne prélevez qu’occasionnellement les poissons trophée qui se sont déjà largement reproduits.
Enfin, privilégiez les hameçons sans ardillons qui limitent les blessures et qui n’augmentent pas ou très peu des décrochages pourvu que la ligne reste bien tendue.

3 conseils pour finir

Pour conclure, voici certainement les 3 meilleurs conseils qu’on m’ait donné :

1- La mouche pêche lorsqu’elle est dans l’eau
Certes les faux lancers vous permettent de vous la jouer à la Brad Pitt dans « Et au milieu coule une rivière » mais retenez bien que très rares doivent être les pêcheurs à avoir capturé une truite ayant saisi leur mouche à 2 mètres au dessus de la surface…
Les faux lancers doivent servir soit à sécher votre mouche soit à sortir de la soie.

2- Ne baissez pas trop votre canne lors des faux lancés
Lors des lancers avant et arrière, pensez bien à ne pas trop abaisser votre canne. C’est source de nombreux loupés.

3- Ne rentrer dans l’eau que lorsque c’est nécessaire
Tant que ça n’est pas absolument nécessaire, ne rentrez pas dans l’eau. Certains poissons et notamment les truites sont très souvent en bordure.

Vous avez une question ? Vous souhaitez un conseil ? N’hésitez pas à poster un commentaire ou à utiliser le formulaire de contact.

24 réponses à “Débuter la pêche à la mouche”

  1. Baptiste dit :

    Bonjour, juste un petit message pour vous dire que j’ai décidé de me lancer dans la pêche à mouche et avoir vos conseils et votre avis sur le sujet, j’ai découvert votre site par hasard en faisant une recherche sur Google et certains de vos articles (je n’ai pas tout lu!) m’ont bien plu et aussi bien renseignés.

    Cette pêche est pour moi un véritable art (martial?), avec le lancer et la création de ses propres mouches ainsi qu’un respect et une adéquation totale avec la nature.

    Cela fait un petit moment que je m’y intéresse en regardant mon ami qui pêche à la mouche (et qui démarre dans la photos également ;) ) depuis quelques années. J’ai aussi un grand penchant pour la nature…

    Et donc la forme de complexité et la richesse de cette pêche est son atout majeur à mes yeux…

    Je vais donc demain avec mon ami acheter un kit dans un magasin dédié au domaine, j’ai un ordre de prix entre 150 et 200euros.

    je m’équipe dès demain, ce n’est pas un achat impulsif c’est réfléchi et aussi parce que je pars le lendemain chez la mère de mon ami dans la Drôme pour quelques jours de pêche autour du mont Ventoux.

    Bref, je pense partir d’un bon pied dans cet art qu’on appelle pêche à la mouche.

    Dans l’attente d’une réponse, je vous informerai de l’achat de mon matériel.

    Bonne journée

    • ddupre dit :

      Bonjour Baptiste,

      Tout d’abord, merci pour ton commentaire.
      Cela fait plaisir de savoir que mes écris peuvent être utiles à certains.

      Quels poissons vises-tu à cette époque de l’année ?
      La première catégorie étant fermée presque partout, j’imagine que tu vas t’essayer en réservoir ou en deuxième catégorie sur les poissons blancs.
      Pour commencer, je te conseille de surtout choisir un lieu de pêche avec pas mal d’espace devant et derrière toi sinon tu risques de d’avoir un peu de mal à apprendre le geste.
      Concernant le choix de ta canne, les kits sont assez souvent des 9 pieds soie de 5. Note qu’à moins qu’ils soient très légers, tu auras des difficultés à lancer des streamers. Je te conseille donc de privilégier la pêche en sèche avec des petites (H14, H16) mouches de couleur sombre (très efficaces sur les chevennes notamment).
      Sinon dans ton budget, ne sous estime pas non plus le coût du fil pour faire tes bas de ligne (il est préférable de prendre du bon fil sans mémoire -> type JMC Kamoufil).
      Dans un premier temps, tu peux te passer du fluorocarbone.

      Sinon et concernant les kits, ils ont leurs partisans et leurs opposants : Globalement c’est bien pour commencer et vérifier si cette pêche te plait. En revanche, il est probable que si tu deviens accro tu choisisse rapidement de remplacer tout ou partie de ce kit.

      Bon apprentissage !

      Damien

  2. Aurélien dit :

    Bonjour, je laisse ce petit commentaire pour vous dire que votre article est très utile et très bien détaillé, Pécheur depuis quelques années déjà et admirant les pêcheurs à la mouche
    j’ai décidé de mis mettre cette année vous m’avez aidé à répondre à beaucoup de questions…

    Je vous en remercie bonne continuation ;-)

  3. Je trouve ton article excellent, digne de figurer dans nos magazines préférés, j’aimerais en voir plus souvent sur les blogs traitant de la pêche à la mouche ou de la pêche en général car les pêcheurs pensent souvent à tort que la pêche à la mouche est réservée à une élite et je me bats aussi contre se préjugé.

  4. Beckers jb dit :

    Bonjour,

    Je souhaite m’attaquer à cette art de la pêche qui est la pêche à la mouche. J’ai deja un peu de matériel à savoir une canne de 8’6 et une de 6’8 : je ne sais pas laquelle choisir car je trouve que ma canne 6’8 est un peu trop souple et elle est en 3 brins contrairement à ma 8’6. Pouvez-vous m’orienter ?

    J’aurais une deuxiémé question concernant le bas de ligne : j’ai lu sur un site que certain préconise un bas de ligne jusqu’à 7m30 et d’autres d’environ 2m. Voir certaines personnes qui me parle de 1.5 fois la longeur de la canne pour une riviére de largueur 5m. Ainsi dans une petite riviére de deuxiéme catégorie pas plus large que 2.5 m voir 3 m je ne sais pas quoi choisir. Pouvez – vous m’aider?

    Je vous remercie d’avance, bonne journée

    • ddupre dit :

      Bonjour,

      Pour moi les deux cannes sont complémentaires et pas faites pour les mêmes situations.
      On privilégiera la canne courte pour les petites rivières ou lorsque la rive est surplombée d’arbres et on prendra plutôt la canne longue pour les rivières moyennes ou grandes.
      Les cannes courtes sont généralement un peu plus souples et cela est normal.
      Pour débuter et apprendre la gestuelle du lancer, le mieux est de prendre celle avec laquelle on sent le mieux la soie tirer lors des faux lancers. C’est finalement un choix très personnel et plus lié à du feeling qu’à des critères objectifs. Il faut surtout prendre un bonne soie qui glisse bien et qui est adaptée à la canne.

      Pour la longueur du bas de ligne, généralement on adapte en fonction de la situation (contexte de la rivière, vent, etc.).
      Pour ma part, en sèche, je commence presque systématiquement avec un bas de ligne de 1,5 fois la longueur de ma canne (parfois un peu plus). Je trouve que cette longueur améliore la discrétion des posés et augmente considérablement les touches.
      Concernant la formule du bas de ligne (différents diamètres à utiliser et longueur de chaque diamètre), je ne suis pas sûr qu’il existe de vérité.
      Pour ma part, je change assez régulièrement. Je pars en général d’une formule proposée sur internet (pour ne pas réinventer la roue) et j’adapte en fonction des diamètres de fil dont je dispose.

      En espérant vous avoir aidé.

  5. Beckers jb dit :

    Merci beaucoup pour votre réponse surtt en terme de bas de ligne c’était un peu flou pour moi. Je vois donc un peu plus claire merci!

    Je voulais vous demander également pour le choix du montage : certain parle d’un raccord queue de rat soi puis bas de ligne ; d’autres fond connecteur plus bas ligne et d’autres engagent les trois. je ne s’est pas le quel est le mieux adapté au chevenne.Pouvez-vous m’aider ?

    Merci à vous et bonne journée.

    • ddupre dit :

      Un bas de ligne queue de rat est un monobrin pour lequel le diamètre du nylon est dégressif. C’est vendu directement comme ça dans le commerce.
      Personnellement, je préfères les bas de ligne à noeud. C’est plus souple => on adapte un peu comme on veut.
      Pour le raccordement de la soie au bas de ligne, il y en a effectivement pour tous les goûts. Pour ma part, lorsqu’il y a une boucle sur la soie de la laisse => Je trouve que ça passe correctement dans l’anneau de tête.
      Sur autre canne, j’avais en revanche mis un connecteur du commerce. J’ai trouvé que ça marchait bien également.
      Je n’ai pour ma part jamais testé la solution du noeud aiguille (cherche sur le net, on trouve assez facilement des tuto dessus) mais ceux qui ont testé en sont souvent très satisfaits.
      Sinon pour le bas de ligne à noeuds, je fais généralement des noeuds baril (un peu galère à faire) sur les gros diamètres puis des noeuds de chirurgiens (facile) sur les diamètres plus fins.

      je n’ai pas connaissance d’un type de bas de ligne fait pour un poisson en particulier. Les chevennes sont assez costauds pour les plus gros et souvent méfiants, je recommande surtout une pointe assez longue. Généralement, je mets du 14 centième.

  6. Vincent42 dit :

    Bonjour, je tient déjà à vous remercier pour toute ces explications et ces conseils sur la pêche à la mouche.

    Je souhaiterai débuter la pêche à la mouche et j’ai quelques petites questions:

    => Pour le bas de lignes faut-il plutôt prendre du nilon ou du fluorocarbone sachant que je pense commencer avec des mouche séché comme vous l’avez suggérez et peut occasionnellement essayer le streamer pour espérer toucher du gros poisson.

    => Pour le diamètre du bas de ligne lequel choisir, car je souhaite rester discret, mais en même temps je ne voudrai pas casser au premier poisson ou accrochage.

    => Y a t’il une graisse plus efficace qu’une autre pour faire flotter la mouche sèche ainsi que la soie, ou toute les graisse se valent?

    => Pour les mouches, y a t’il des mouches de meilleur marque (comme pour les cuillère) ou pas?

    => Et enfin, le pack sur moushop.com avec la canne airflo que je prendrai en 9′ avec une soie WWF 5 6 est de bonne qualité pour débuter et ensuite ce perfectionner sans avoir besoin d’acheter une autre canne à mouche au bout d’un mois.

    Merci d’avance pour vous conseil.

    Ps : je suis un jeune carpiste, j’ai débuté il y a 5 ans tous seul, et afin de ne pas refaire les même erreurs (acheter du matériel m’empêchant progresser) je préfère demander des conseils dur cette pêche trés technique.

    • ddupre dit :

      Bonjour,

      Je vais essayer de répondre aux différentes questions mais il faut bien noter que mon avis n’est pas parole d’évangile.

      - Pour le bas de ligne, il faut que le diamètre soit adapté à la taille de la mouche et au poisson recherché.
      Personnellement je pense que 14 centième est un bon compromis (ça tient sur des gros poissons et ça reste discret).
      Ensuite, plus la rivière est calme plus on descend en diamètre => Exemple : On passera plutôt sur du 12 voire moins en réservoir.

      - Pour le choix nylon, fluoro, les deux ont leurs avantages mais dans les deux cas il faut prendre des marques de qualité. (un peu cher le fluro arggg!)
      Personnellement, j’utilise le plus souvent du fluro (même en sèche) car il m’arrive de mettre une petite nymphe légère sans pour autant changer ma pointe.
      Ensuite, autant le fluoro est invisible sous l’eau autant il brille en surface alors je ne dit pas que mon choix est le meilleur.
      En plus une pointe en nylon est plus élastique et peut permettre de mieux absorber le départ d’un gros poisson.

      - Concernant la graisse, je dois dire que je graisse le base de ligne en sèche mais pas ou peu les mouches.
      Par contre, j’utilise un spray hydrofuge que je mets sur mes mouches sèches juste après les avoir montées.
      Généralement, je choisi ma mouche en fonction du niveau de flottaison souhaité (le CDC flotte bien par exemple) et du type de montage / type d’hameçon (certains sont vraiment faits pour que la mouche flotte bas ou juste sous la pellicule)

      - Pour les marques de mouche, je dois dire que j’aurais du mal à te renseigner car j’ai très vite sauté le pas de les faire moi-même.
      Regarde éventuellement celles que propose Nicolas39. Il les fait lui même et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles sont éprouvées sur les rivières jurassiennes.
      Ensuite, pour avoir pêché un peu avec des JMC, j’ai trouvé que la qualité était pas mal.
      Un conseil tout de même : Prend quelques photos des mouches que tu apprécies parmi celles que tu achèteras car il y a fort à parier que tu en perdras devant ou derrière toi.
      Par ailleurs, choisi des mouches que tu vois bien (pas trop grosses en revanche) car rien de plus ennuyeux que de pêcher en sèche sans voir la mouche.

      - Pour la canne, je ne connais pas le pack dont tu parles mais si je peux me permettre achètes plutôt en magasin ou encore mieux au salon de la pêche pour en essayer un maximum.
      Les autres années il avait lieu à janvier à Clermont (ensuite, tu n’habites pas forcement la porte à côté et je le conçois).
      Effectivement, tu vas payer un peu plus cher (bien qu’au salon les prix soient souvent compétitifs) mais les conseils te permettrons de prendre une canne qui te correspondra (Tous les pêcheurs n’aiment pas avoir des cannent ultra-rapides).
      Sinon le marché de l’occasion offre de bonnes occaz (jettes un oeil de temps en temps sur gobages). Et puis si le vendeur est près de chez toi, tu pourras essayer.

      Enfin, j’ai lu que tu voulais pêcher un peu avec des streamers. Fais attention à leur poids car en soie de #5 ou #6 en fonction de la canne, ça n’est pas forcement évident à lancer.
      Et puis essayes de ne pas commencer avec des streamers ou nymphes trop lourdes. Les impacts lors des erreurs de lancer (inévitables en débutant) fragilisent pas mal le carbone de scion (dommage surtout si tu viens finalement à t’offrir une canne sympa).

      En espérant t’avoir aidé.

      • Vincent dit :

        Merci pour toutes ces réponses.

        Pour ce qui est de la canne et du moulinet je pense rester sur le pack qui reste a un prix très abordable pour débuter et qui reste dans les caractéristique pour un débutant. J’espère par la suite me faire mon propre avis sur la question.

        Pour le streamers je prend en compte votre remarque, cependant après 1 ou deux mois de pratique j’essai ces mouches, sera t’il nécessaire que je change de soie?

        Pour le bas de ligné suite à vos commentaire, le nilon semble plus adapter au débutants. Auriez vous une marque a me conseiller?
        Une autre question me vient, pour le bas de ligne y a t’il des longueurs a respecter?

        Merci encore

        • ddupre dit :

          Pour ce qui est des steamers, on pêche généralement avec des soies semi plongeantes ou plongeantes mais c’est surtout le poids de celles-ci qui rentre en ligne de compte (ex #8). Et là, pas le choix, il fait disposer d’une autre canne car ça fonctionnera très mal sur une canne #5. Pour le nylon, j’aime bien le kamoufil. Il a très peu de mémoire.
          Pour le bas de ligne, un bon bas de ligne à noeuds est ce qu’il y a de mieux. Niveau longueur, 1.5 fois la longueur de la canne est bien pour commencer. Tu trouveras facilement des formules de bas de ligne sur Internet mais si tu es rik-rak niveau budget tu peux par exemple en acheter 2 tous faits + des bobines de kamoufil pour les 2 ou 3 diamètres les plus fins (c’est ceux qu’on change le plus).

  7. Xavier dit :

    Bonsoir, tous d’abord bravo pour votre site.
    J’ai toujours souhaité pêcher à la mouche et j’ai décidé de me lancer.
    Je ne veux pas investir dans un premier temps, ma question est la suivante.
    J’ai vu 2 kits sur le site « pêche direct », un pour soie de 5/6 et un autre pour soie de 7/8. Que valent ces kits en qualités? Voulant un kit passe partout pouvant utilisé toutes sortes de mouches, vaut t’il mieux l’un ou l’autre?

    Merci par avance pour vos lumières.

    • ddupre dit :

      Bonsoir,

      Tout d’abord, merci pour votre passage sur le site.

      Concernant les kits question, il est difficile de donner un avis car je ne les ai jamais eu en main et que cette marque n’est pas reconnue pour ses cannes à mouche. Ensuite, cela ne veut pas forcement dire que ce sont de mauvaises cannes. Peut-être utilisent-ils de bons blanks carbone.

      Peut-être cela vaut-il le coup d’aller jeter un oeil au forums de pêche à la mouche pour voir s’il existe des avis d’acheteurs. Sinon une bonne alternative peut être le marché de l’occasion.

      J’image que ce sont des contraintes budgétaires qui vous ont amené vers ces kits peu chers. Dans l’absolu, je dirais que la canne ne fait pas le pêcheur et que ça peut permettre de démarrer. Cependant, en débutant il est souvent préférable d’avoir une canne moyenne gamme qui acceptera plus facilement les erreurs de lancer que les bas de gamme ou haut de gamme qui sont finalement plus pointues à utiliser.

      Pour ce qui est du choix du poids de la soie, ça dépend clairement des lieux de pêche (réservoirs ou rivières) et du mode de pèche (sèche/nymphe ou streamers).
      Pour moi le plus polyvalent sera #5/6 mais malheureusement il n’existe pas de canne pour tout faire.

  8. eric dit :

    bonjour,

    Développé intéressant sur la pêche à la mouche, cassant tout ce qu’on peut lire à droite à gauche. Pour info, j’ai commencé voici trois ans, seul ou presque : 1/2 journée de cours sur le lancé avec un moniteur, dans les Pyrénées. J’habite en Normandie et je dois dire que la « mouche », du moins dans le sud-Manche, n’est pas beaucoup pratiquée en ruisseau ou rivière.
    Tout à fait d’accord sur un point : même avec un « kit » à 60€, on peut débuter; l’essentiel étant de bien graisser sa soie et d’en prendre une passe-partout en flottante.
    Du coup, je me suis pris de passion pour les anciens équipements de pêche à la mouche : moulinets en bois, cuivre, laiton, alu, anciennes mouches à truites et saumon, sans compter une petite collection d’une trentaine de cannes en « refendu ». La PALM ne s’arrête pas au bord de la rivière, elle continue chez soi ou dans les brocantes.

  9. Didier dit :

    Hello et bravo pour ce magnifique site.

    J’ai immigré en Australie pour une année. Je suis un pêcheur au lancer. Et les truites me manquent énormement.
    Comme je suis près de la Nouvelle Zélande je me suis donner comme objectif d’apprendre la pêche à la mouche et de pouvoir, qui sait, réaliser mon rêve, prendre une majestueuse tâchetée de là bas. Mais voila, la tâche n’est pas facile….
    J’ai acheter un kit mer, canne de 9 pieds et soie de 8. bas de ligne de 3m pour débuter de me faire la main.
    J’arrive à me débrouiller mais ca foire souvent dans le fait que dans la phase de propulsion ma mouche vient se prendre dans mon bas de ligne.
    Un conseil? également une revue ou un livre ou un dvd complet? car beaucoup de site mais pas de grande qualité.
    Salutations du pays des kangourous !

    • ddupre dit :

      Bonjour Didier,

      Voilà un commentaire qui me fait voyager. Je t’en remercie.

      Donner des conseils de ce type à distance n’est pas chose aisée.
      Je te suggère deux pistes :
      - La première sur la technique du lancer : Je ne sais pas quel type d’action a ta canne mais peut-être que rajouter un peu de poignet à la fin du lancer te permettra de former de belles boucles et ainsi de mieux dérouler le bas de ligne. (parfois fouetter un peu en diagonal plutôt qu’au dessus de l’épaule peut permettre de mieux suivre la soie et de corriger les problèmes que tu ne vois pas dans ton dos)
      - La seconde concernant le bas de ligne à proprement parler : S’il se déroule mal, peut-être que la formule utilisée n’est pas tout à fait adaptée à ta soie (profil et numéro) et à la taille de la mouche que tu souhaite lancer. Comme je pêche principalement en rivière, je n’utilise pas de soie si lourde donc je ne sais pas bien quoi te conseiller. Tu devrais trouver quelques formules sur le net.

      Concernant les ressources techniques, je te suggère de regarder du côté de la presse locale car qui de mieux placé pour te proposer des astuces adaptées aux rivières/mer et aux poissons que tu vas rencontrer. D’ailleurs, si ça peut rentrer dans ton budget, un jour d’un guide de pêche peut te permettre d’une part d’améliorer ta technique et d’autre part de profiter de conseils avisés tout en découvrant de bon spots potentiellement pas trop loin de chez toi.

      A+

      • Didier dit :

        Merci de ta réponse.

        Il est vrai que apparement il y a de grosses différences entre mer et rivière.
        Merci pour tes conseils. J’ai adopté les faux lancés incliné et il est vraiment plus aisé de voire sa soie en arrière et de la propulser au bon moment sur l avant. Rien qu’avec cela je vois une grosse différence. Je ne sais pas de quelle action est ma canne. il me semble de pointe. mais dans tout les cas je dois lui donner de la force pour faire aller ma soie.
        Je vais appeler demain pour quelques heures de leçons, afin de me corriger.

        Merci encore pour tes conseils ! et te souhaite une super saison truite.
        ++

      • morlet dit :

        Bonjour,
        Je commence la mouche avec un kit premier prix (9′,soie 6), me débrouille avec le lancer droit dans des petits bouts de rivière à droite à gauche. Qq prises modestes (perches, blancs, jamais de truite) mais j’ai l’impression d’avoir atteint les limites du matériel avec un posé de la mouche un peu barbare. Je manque encore d’entrainement ou je dois changer de matériel : une bonne soie sur mon kit ou un changement complet ?
        Merci pour les conseils, Marc.

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