Débuter la pêche à la mouche

Ayant moi-même débuté la pêche à la mouche il y a 4 ans, je me rappelle avoir pris énormément de renseignements avant de me lancer ainsi qu’avoir beaucoup tergiversé pour le choix de mon matériel.

Voici quelques conseils, qui je l’espère, vous aideront dans vos choix.

Principe de cette pêche

peche moucheLe principe de la pêche à la mouche est de propulser une imitation d’insecte (le plus souvent faite de plumes et de poils montés sur un hameçon) sur l’eau pour leurrer le poisson.

Contrairement à la pêche au leurre, ce n’est pas le poids de celui-ci qui permet la propulsion de la ligne. Ici, la mouche a un poids insignifiant. S’appuyer uniquement sur ce poids ne permettrait guère que d’atteindre des distances ridicules. C’est en fait le poids de la soie qui permettra le lancer.

Vous pouvez d’ailleurs assez simplement reproduire ce concept en tentant de lancer une plume à la main.

Un peu de vocabulaire

La pêche à la mouche a son propre jargon.

Le liste est loin d’être exhaustive mais voici la définition des termes les plus courants :

  • PALM : Abréviation se référant à la Pêche à la mouche
  • NAV: Abréviation désignant une technique de pêche à la mouche nommée Nymphe à vue
  • NAF: Abréviation désignant une technique de pêche à la mouche nommée Nymphe au fil
  • Pêche en sèche : Expression désignant la technique de pêche à la mouche en surface ou sous la pellicule de l’eau
  • Pêche en nymphe : Expression désignant la technique de pêche à la mouche sous la surface de l’eau
  • Pêche en noyée : Expression désignant la technique de pêche à la mouche exploitant la quasi-totalité de la couche d’eau avec un train d’imitations de mouches « mortes »
  • Refus : Se dit d’un poisson qui a remarqué votre mouche, est parfois monté dessus mais sans la prendre
  • Dragage : Se dit d’un mouche sèche lorsqu’elle rencontre une résistance et forme un sillon sur son passage. Il se produit souvent en fin de coulée lorsque le fil se tend et est à proscrire absolument car presque toujours source de refus.
  • Faux lancer : Mouvement non destiné à poser la mouche mais à sortir de la soie pour augmenter la distance de lancer

Commençons par tordre le cou à quelques idées préconçues

  • La pêche à la mouche est une pêche réservée à l’élite. Je pense qu’une partie des pêcheurs pratiquant cette technique cultive cette image mais dans les faits, cette pêche n’a rien de très compliqué et pourvu qu’on ait un peu de temps devant soit, les techniques de base du lancer s’acquièrent assez vite.
  • Cette pêche revient cher. Comme dans toutes les techniques il faut un minimum de matériel mais entant que débutant et à moins que vous rouliez sur l’or, je vous déconseille vivement d’investir dans du matériel trop couteux et qui au final ne vous conviendra peut-être pas. Néanmoins, pour un pêcheur qui ne possèderait aucun matériel, il faut quand même compter un budget d’environ 200-250 € => ça fait quand même un joli pactole mais en y regardant de plus près, ça reste équivalent à ce qu’on aurait pour d’autres pêches.Exemple d’emplettes pour un débutant : [Facultatif] 60 € pour des waders néoprène premier prix (attention dans certaines rivières, les waders sont interdits au profit des cuissardes) 100 € (plus ou moins 30 €) pour une canne d’entrée de gamme correctement finie 20 € pour un moulinet : Pour la pêche à la mouche, il ne s’agit globalement que d’une réserve de fil 70 € pour une bonne soie (il ne faut pas faire de concession sur ce point) 50 € pour le backing, quelques bobines de Kamoufil pour le bas de ligne et quelques mouches

 

Le choix du matériel

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